Communiqué de Presse

Pacte pour la transition : François Grosdidier ne respecte pas ses engagements

Le 20 février 2020, François Grosdidier, alors en pleine campagne pour les élections municipales, s’engage sur 26 des 32 mesures proposées dans le cadre du Pacte pour la Transition. Ce Pacte, élaboré par une soixantaine d’organisations nationales et porté à Metz par un collectif de 18 associations locales, avait pour but de fixer des objectifs concrets et mesurables pour accélérer la transition écologique et sociale à l’échelon de la ville.

Contribuer à la fin des projets et infrastructures qui augmentent les émissions de gaz à effet de serre et font reculer la biodiversité, préserver et développer le foncier agricole et accompagner de nouveaux agriculteurs et agricultrices dans une logique paysanne, voilà des exemples de mesures sur lesquelles le maire de Metz s’est engagé en apposant sa signature en bas du document scellant ce pacte avec ses futurs administrés.

Pour que ces engagements ne restent pas de vaines promesses électorales, la Maison des Alternatives Ecologiques et Citoyennes a été désignée par le collectif pour en assurer le suivi et collecter les indicateurs permettant d’évaluer la progression pour chaque thématique : social, démocratie, mobilité, alimentation-agriculture, économie, numérique, environnement, énergie, urbanisme-logement et déchets.

Ce suivi se fait à l’aide du Baromètre de la Transition, un outil particulièrement bien conçu et mis à disposition des collectifs locaux pour mesurer les avancées à partir d’éléments factuels.  Enregistrées dans un tableau excel, ces données permettent la réalisation de graphiques correspondant à l’avancement (ou au recul) de la mise en œuvre des mesures par secteur.

Or, après 2 années de mandat, ces données n’ont toujours pas été communiquées. Malgré la volonté d’un travail collaboratif exprimée par Julien Vick, adjoint à la transition écologique, celui-ci reste au point mort. Les rencontres avec la Ville ont été extrêmement rares et n’ont pour le moment pas permis d’avancer sur l’évaluation des mesures prises par François Grosdidier, ni même sur la réalisation de l’état des lieux initial permettant les comparaisons.  

La MAEC a sollicité à plusieurs reprises des réunions de travail en commun pour l’appropriation du baromètre afin de faciliter le travail qui, certes, peut être dense mais nos relances n’ont pas abouti et nous attendons toujours la rencontre qui était prévue pour la fin du mois de janvier.

Quand une ville n’est pas en capacité de dire ce qu’elle fait en matière d’écologie et de social, il y a de quoi être extrêmement inquiet pour l’avenir de ses habitants. Il y a urgence face au péril climatique et au déclin de la biodiversité et les citoyens sont en attente d’actions fortes pour atténuer ses conséquences et s’y adapter. 

Nous espérons que François Grosdidier n’a pas oublié ses promesses et  prendra en considération les associations et citoyens qui œuvrent pour Metz. Un des points importants du Pacte pour la Transition est d’ailleurs la mise en place de dispositifs participatifs, dans lesquels les associations ont toute leur place. Et sur ces mesures, l’évaluation est claire. Rien n’a été fait. 

Le Conseil d’Administration de la MAEC

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